Catégorie : CFE-CGC

Communiqué de François Hommeril

Bien chers collègues,

Le rendez-vous de Matignon ce vendredi a été sans surprise: décevant et inutile. Le premier ministre nous a demandé comment nous envisagions cette désormais fameuse “conférence du financement”. Une occasion pour nous de redire que la question de l’équilibre était au cœur de nos préoccupations dès le début du processus de concertation, expliquant nos questions sur les problématiques d’assiette (8 à 3 plafonds) entre autre. Nous avons rappelé qu’aborder (enfin !) la question de l’impact de la réforme sur les structures financières et sur les différentes catégories arrivait trop tard et ne pouvait raisonnablement pas se faire alors que le projet de loi était désormais écrit. Raison pour laquelle nous demandons toujours l’ajournement ou la retrait du projet.

Le projet de loi, désormais public, est en cours d’analyses et nous en publierons en interne les éléments clés dans le courant de la semaine prochaine pour éclairer les débats du comité directeur du 20 janvier qui sera quasi intégralement consacré au sujet des retraites.

La manifestation de jeudi 9 a été un succès. La CFE-CGC a été bien bien représentée et notre parole reprise dans les médias. Dans toutes les régions, nos drapeaux étaient présents et bien visibles. C’est l’occasion pour moi de remercier l’ensemble des militants et avec eux nos fédérations et nos unions territoriales pour le travail effectué sur le terrain. Partout, notre présence à ce niveau est ressentie par nos partenaires de l’intersyndicale comme un gage de solidité et de crédibilité du mouvement.

L’intersyndicale s’est réunie hier soir en fin de journée après la manifestation. Nous étions présent à cette réunion qui s’est terminé tard et à produit un communiqué dont nous sommes signataires. A sa lecture le dernier paragraphe faisant référence à la poursuite du mouvement la semaine prochaine apparaît équivoque, ce qui est le propre des synthèses parfois difficiles à élaborer. Ce qu’il faut comprendre pour la CFE-CGC est ceci: Aucune réponse n’a été apportée par le gouvernement au demandes et aux questions portées par le mouvement social (grèves et manifestations), la mobilisation continue et la CFE-CGC reste dans le l’intersyndicale. Ce mouvement ne doit pas faire de “pause” au risque de couper le fil de la motivation, raison pour laquelle 3 dates ont été posées sans préjudice de la forme de mobilisation qui sera retenue. L’intersyndicale se réunira de nouveau après la manifestation de samedi 11. Nous avons informé les organisations participant avec nous à l’intersyndicale que la CFE-CGC serait représentée, même symboliquement, la semaine prochaine et que nous nous en remettions à une décision de nos instances en vue d’une mobilisation plus générale qui pourrait être décidée la semaine du 20 au 24 janvier.

Je demande donc au unions territoriales de rester mobilisées et à disposition des militants qui solliciteront le soutien de nos structures.

Nous vivons un moment important, de ceux qui marquent une époque. Nul ne sait comment le conflit se dénouera et quelles en seront les conséquences. Il restera pour la CFE-CGC une grande fierté d’avoir été à la hauteur des enjeux: sur le terrain, dans ses positions, dans les média.

Bonne fin de semaine à toutes et à tous.

François Hommeril

L’exercice du droit de grève

L’exercice du droit de grève

Définition de la grève

Le droit de grève est un droit constitutionnel qui s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent. La jurisprudence a progressivement défini un cadre précis en précisant les conditions d’exercice de ce droit. La Cour de cassation (Cass. soc., 16 mai 1989) a défini la grève comme étant :

L’exercice du droit de grève – Faut-il déposer un préavis ?

– Une cessation totale du travail
– Et Collective et concertée du travail
– En vue d’appuyer des revendications professionnelles.

Il doit parvenir 5 jours francs avant le déclenchement de la grève à l’autorité hiérarchique ou à la direction de l’administration concernée.

Pendant la durée du préavis, les organisations syndicales et l’administration employeur sont tenues de négocier.

Si cette obligation de préavis n’est pas respectée, l’administration peut prendre des sanctions disciplinaires à l’encontre des agents grévistes.

– Qui peut faire grève

Dans le secteur public, la grève doit être précédée d’un préavis émanant d’une ou plusieurs Les organisations syndicales représentatives au niveau national, dans la catégorie professionnelle ou dans l’administration ou le service concerné.

Certains agents publics n’ont pas le droit de faire grève :

  • Fonctionnaires actifs de la police nationale
  • Magistrats judiciaires
  • Militaires
  • Personnels des transmissions du ministère de l’Intérieur
  • Fonctionnaires des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire (gardiens de prison)

– Puis-je faire la grève seul ?
La grève est un droit individuel mais qui s’exerce collectivement. Pour être qualifié de grève, le mouvement doit être suivi par au moins 2 salariés.

Toutefois, un salarié peut faire grève seul :

  • –  S’il accompagne un appel à la grève lancé au niveau national (cf.doc joint)
  • –  Ou s’il est le seul salarié de l’entreprise. Être seul à faire la grève ne dédouane pas le salarié d’informer l’employeur des revendications professionnelles de cette grève. Dans le cadre d’un appel à la grève national, il suffit de communiquer le mot d’ordre national à l’employeur.

– Suis-je protégé lorsque j’exerce mon droit de grève ?
Selon le code du travail (article L 1132-2), aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire en raison de l’exercice normal du droit de grève. Toute disposition ou tout acte contraire à l’égard d’un salarié est nul de plein droit.

Evolution des attributions des commissions administratives paritaires.


Pour votre information est paru au Journal Officiel de ce jour le Décret n° 2019-1265 du 29 novembre 2019 relatif aux lignes directrices de gestion et à l’évolution des attributions des commissions administratives paritaires.
Pour rappel, les commissions administratives paritaires ne sont plus compétentes pour examiner les décisions individuelles en matière de mobilité applicables à compter du 1er janvier 2020, ainsi que pour les décisions individuelles en matière de promotion applicables à partir du 1er janvier 2021. 

Retrouvez le décret ici

Retraites : réforme inutile et dangereuse

Retrouver l’interview de François Hommeril, Président de la CFE-CGC qui nous donne un éclairage intéressant sur le projet de réforme des retraites.

Retraite, démélons le vrai du faux

Vous trouverez ci-dessous l’analyse de la CFE-CGC sur la réforme des retraite

Alors que la concertation se poursuit cahin-caha entre le gouvernement et les partenaires sociaux sur la réforme voulue par l’exécutif et à laquelle s’oppose la CFE-CGC en l’état, consultez notre vrai-faux éclairant les débats sur des problématiques complexes.

AVEC LA RÉFORME, LE NIVEAU DES FUTURES PENSIONS SERAIT-IL IMPACTÉ À LA BAISSE ? VRAI

➔ Parce que le régime par point serait calculé sur l’ensemble de la carrière et non pas sur les 25 meilleures années : la moyenne obtenue serait donc nécessairement inférieure à la situation actuelle.
➔ Parce que le système futur serait conçu tel que le poids des retraites n’excède pas 13,8 % du PIB d’aujourd’hui. Or, le nombre de retraités progressant, cela revient à programmer l’appauvrissement des futurs retraités.

LES SALARIÉS DE L’ENCADREMENT SERAIENT-ILS PARTICULIÈREMENT PERDANTS ? VRAI

➔ Parce que les moins bonnes années seraient désormais autant prises en compte que les meilleures années.
➔ Parce que l’exigence d’une durée de cotisation de 43 ans pénaliserait toujours les jeunes qui font des études et qui rentrent sur le marché du travail de plus en plus tard.
➔ Parce que les cadres disposant de revenus au-delà de 120 000 euros annuels ne pourraient plus acquérir des droits sur cette part de leur revenu. Les droits précédemment acquis seraient maintenus et seraient donc financés par tous, dès le premier euro.
➔ Parce que la pension de réversion ne permettrait pas au conjoint survivant de dépasser 70 % de la somme des pensions des deux conjoints. En cas de décès de leur conjoint, les salariés de l’encadrement verraient donc leur pension de réversion limitée alors qu’aujourd’hui, elle est versée sans condition de ressources.

LES FEMMES GAGNERAIENT-ELLES À LA MISE EN PLACE DU SYSTÈME UNIVERSEL ? FAUX

➔ Parce qu’un régime par point avec une durée de cotisation impérative de 43 ans pénaliserait les carrières heurtées. Or ce sont principalement les femmes qui sont concernées.
➔ Parce que les années à temps partiel ne seraient plus neutralisées comme c’est le cas aujourd’hui dans le régime de base.
➔ Parce que les femmes percevraient 5 % de points supplémentaires par enfant mais perdraient les trimestres de majoration pour enfant qui leur étaient jusqu’à présent accordés.

LA RÉFORME N’AURAIT AUCUN IMPACT AVANT 2025 ? FAUX

➔ Parce que le gouvernement exige que nos régimes actuels soient à l’équilibre au moment du passage dans le nouveau système, dispensant théoriquement celui-ci d’avoir des réserves pour équilibrer le régime sur le long terme. Nous subirions donc très probablement des mesures d’économies avant fin 2024 pour être immédiatement à l’équilibre.

LE NOUVEAU SYSTÈME DONNERAIT PLUS DE GARANTIES SUR LE MONTANT DES RETRAITES ? FAUX

➔ Parce que, poursuivant l’objectif d’assurer un équilibre quasi permanent du régime, le gouvernement ajusterait les éventuels déficits soit par l’impôt soit par l’allongement de la durée de cotisation requise pour bénéficier d’une retraite sans décote.
➔ Parce que le budget de la retraite serait fondu dans celui de l’Etat et donc soumis aux arbitrages politiques.
➔ Parce que dans ce système étatisé, il est prévu que le conseil d’administration composé notamment de partenaires sociaux ne pourrait que donner des avis et n’aurait aucune marge de manœuvre pour contrebalancer le pilotage imposé par le gouvernement.

Y A-T-IL UN RISQUE DE RÉCUPERATION DES RÉSERVES DES RÉGIMES PAR L’ÉTAT ? VRAI

➔ Parce ce que les réserves constituées par tous les régimes de retraites complémentaires des actifs (136 milliards d’euros) seraient vraisemblablement transférées à l’Etat sans garantie ni contrepartie sur son utilisation finale.
➔ Ces réserves sont la propriété de tous les actifs qui les ont constituées. Elles doivent donc, selon la CFE-CGC, rester sous la gestion et le contrôle des paritaires et non venir renflouer les caisses de l’Etat.

CETTE RÉFORME A-T-ELLE UNIQUEMENT POUR BUT DE SUPPRIMER LES RÉGIMES SPECIAUX ? FAUX

➔ Parce que cette réforme toucherait l’ensemble des Français. Ce serait une grave erreur de croire que le but du gouvernement consiste simplement à ramener plus d’équité entre le régime général et les régimes spéciaux. En réalité, cette réforme est avant tout une réforme financière. L’objectif est de maintenir le poids des dépenses publiques au niveau actuel, malgré l’augmentation du nombre de retraités dans les années à venir.

LA DÉMOGRAPHIE EST-ELLE EN BAISSE ? VRAI

➔ Depuis 2010, l’indicateur de fécondité décroît légèrement pour repasser sous la barre des deux enfants par femme. La baisse s’accentue depuis 2014.
➔ L’indice de fécondité n’est ainsi que de 1,87 en 2018, point historiquement bas (758 000 naissances). Pour rappel, le renouvellement des générations est assuré par un indice à 2,1 enfants par femme.

L’ESPÉRANCE DE VIE À 60 ANS PROGRESSE-T-ELLE ? VRAI

Mais la progression est sensiblement ralentie depuis 2014, surtout pour les femmes.

➔ Avant 2014, l’espérance de vie à 60 ans progressait de 1,5 à 2 ans par décennie.
➔ Entre 2014 et 2018, le rythme des gains d’espérance de vie à 60 ans est plus lent : 0,2 année en quatre ans pour les femmes ; 0,4 année pour les hommes.
➔ En 2018, l’espérance de vie à 60 ans des hommes s’établit à 23,2 années, celle des femmes à 27,6 années.

L’ESPÉRANCE DE VIE EN BONNE SANTÉ AUGMENTE-T-ELLE ? VRAI

➔ Entre 2004 et 2014, l’espérance de vie sans incapacité après 65 ans a augmenté de 6 mois pour les femmes et de 18 mois pour les hommes.
➔ Depuis 2014, les évolutions divergent : à la hausse pour les femmes (10,8 ans en 2017), à la baisse pour les hommes (9,2 ans).
➔ Au total, de 2008 à 2017, les années de vie gagnées par les femmes (0,7 an) sont des années de vie en bonne santé. Les années de vie gagnées par les hommes sur la même période (1,1 an) se partagent entre vie en bonne santé (0,5 an) et vie avec limitations d’activité (0,6 an).

LE NOMBRE DE RETRAITÉS AUGMENTE-T-IL PLUS VITE QUE LE NOMBRE D’ACTIFS POTENTIELS ?VRAI

En cause : les influences de la fécondité, du solde migratoire et de l’espérance de vie.

➔ La baisse du rapport démographique entre les 20-59 ans et les plus de 60 ans s’est accélérée à partir de 2006 (2,5 en 2006 contre 1,94 en 2018).
➔ La baisse devrait se poursuivre jusque vers le début des années 2030, en raison de l’arrivée à l’âge de 60 ans des générations du baby-boom. Au-delà, le rapport démographique continuerait à baisser mais à un rythme moindre, puis aurait tendance à se stabiliser vers 1,25.

LES TAUX D’ACTIVITÉ AUX ÂGES ÉLEVÉS PROGRESSENT-ILS ? VRAI

➔ Entre 55 et 59 ans, le taux d’activité des femmes a progressé de 30 points entre 1975 et 2018. Il s’établit, en 2018, à 73,6 %.
➔ Entre 55 et 59 ans, le taux d’activité des hommes a d’abord baissé puis progressé depuis 2010 pour revenir à son niveau de 1975. Il atteint 80,9 % en 2018.
➔ Entre 60 et 64 ans, le taux d’activité des femmes et des hommes est de 33 % en 2018. À l’horizon 2070, ces taux augmenteraient du fait des réformes des retraites jusqu’à 61,9 % pour les femmes et 70,9 % pour les hommes.

LES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DES RÉGIMES SPÉCIAUX SONT-ILS FAVORISÉS ? FAUX

La retraite est calculée à la fois sur la base d’une assiette et d’un taux. Beaucoup d’éléments rentrent en ligne de compte : rythme de la progression salariale, traitement indiciaire (6 derniers mois, hors prime).

Les statistiques par cas-types du Conseil d’orientation des retraites font apparaître que les agents de la fonction publique et des régimes spéciaux n’accèdent pas à de meilleurs taux de remplacement que les autres, c’est-à-dire qu’ils subissent de la même façon une baisse de leur niveau de vie au passage à la retraite.

NOTRE SYSTÈME DE RETRAITE EST-IL EN PÉRIL ? FAUX

➔ Le financement du système de retraite est principalement assuré par les cotisations sociales. En 2018, les dépenses se sont élevées à 324,5 milliards d’euros soit 13,8 % du PIB, pour des recettes atteignant à 321,6 milliards d’euros. Ainsi, le besoin de financement pour 2018 est de 2,9 milliards d’euros, ce qui représente moins de 1 % des recettes.
➔ Le système de retraite est quasiment revenu à l’équilibre depuis 2017.
➔ À noter : la décision de ne pas faire cotiser les heures supplémentaires entraîne une perte annuelle estimée, pour 2019, à environ 1,2 milliard d’euros.

LES DETTES ACCUMULÉES SONT-ELLES ÉNORMES ? FAUX

➔ La dette logée à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), imputable à la branche retraite, représente 46 milliards d’euros (essentiellement les dettes de la Caisse nationale d’assurance vieillesse et du Fonds de solidarité vieillesse). Cette dette sera totalement remboursée en 2024 via les versements de la Contribution sociale généralisée (CSG) et de la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), et grâce à l’apport du Fonds de réserve pour les retraites (FRR).
➔ Le FRR dispose d’un actif net de 36,4 milliards d’euros à fin 2017 (1,6 % du PIB). Il concourt au financement de la Cades à hauteur de 2,1 milliards d’euros par an (environ 12 % des ressources de la Cades).

EST-IL NÉCESSAIRE DE DURCIR LES CONDITIONS DE DÉPART ENTRE 2020 ET FIN 2024 ? FAUX

Sur la base des prévisions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2020, le déficit cumulé de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), entre 2020 et fin 2024, est estimé entre 22 et 27 milliards d’euros. Cette somme pourrait être couverte :
– par le solde du Fonds de réserve pour les retraites (FRR), sachant que l’actif net du FRR estimé à l’horizon 2024 après épuisement des versements à la Cades s’élèverait à 21,6 milliards d’euros.
– par l’éventuelle prorogation de la CRDS puisque les pouvoirs publics n’envisagent pas de la supprimer en 2024.

LES RÉGIMES DE RETRAITE DISPOSENT-ILS DE RÉSERVES ABONDANTES ? VRAI

En additionnant l’ensemble des réserves des divers régimes (régimes de base, régimes intégrés et régimes complémentaires tels l’Agirc-Arrco), soit 136,9 milliards d’euros, aux réserves du Fonds de réserve pour les retraites (36,4 milliards d’euros), le total des réserves atteint 173,3 milliards d’euros. 

Source : les données exposées ci-dessus sont issue du rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) publié en juin 2019.

LA CFE-CGC RÉAFFIRME SON OPPOSITION AU PROJET DE RÉFORME GOUVERNEMENTAL

À la suite de son comité confédéral du 21 novembre, la CFE-CGC a unanimement réaffirmé son opposition au projet de réforme des retraites porté par l’exécutif. La Confédération se joindra à la manifestation du 5 décembre prochain, et invite chaque fédération de la CFE-CGC à considérer les modalités selon lesquelles elles souhaitent se mobiliser, ou non, pour cette journée.

Sur ce dossier des retraites, à noter que François Hommeril, président de la CFE-CGC, sera reçu ce mardi (17h30) à Matignon par Edouard Philippe. 

Mathieu Bahuet et Leslie Robillard

Retraites : la cfe-cgc se joindra à la mobilisation du 5 décembre

Projet de réforme des retraites : résolution CFE-CGC adoptée à l’unanimité du comité confédéral du 21 novembre 2019. 

La CFE-CGC rappelle que cette réforme est uniquement politique et inutile sur le plan économique. Derrière un slogan qui pourrait donner l’illusion d’une recherche d’équité (« un euro cotisé génère les mêmes droits »), se cache une réforme exclusivement financière dont le seul objet est de diminuer le poids des retraites, considéré comme une dépense publique.

Elle ne vise qu’à :
– Permettre à l’État de mettre la main sur les réserves accumulées par les régimes complémentaires et notamment AGIRC-ARCCO.
– Mettre à bas le principe de solidarité et de répartition, socle de notre pacte social, pour tendre vers un système privilégiant le principe de capitalisation.

Pour atteindre ce but, le gouvernement cherche à opposer les Français entre eux, cotisants aux différents régimes, méthode malsaine et particulièrement dangereuse dans le climat social actuel.

Cependant, fidèle à ses valeurs, dans un cadre paritaire respectant les principes de solidarité et de répartition, sans étatisation, la CFE-CGC serait prête à négocier afin de rechercher les voies et moyens d’amélioration de nos différents régimes de retraites, dans l’intérêt de tous.

La CFE-CGC appelle le gouvernement à la raison et à la négociation.

Pour marquer son opposition au projet de réforme, la Confédération se joindra à la manifestation du 5 décembre prochain, et invite chaque fédération de la CFE-CGC à considérer les modalités selon lesquelles elles souhaitent se mobiliser, ou non, pour cette journée.

Acteurs Santé laisse toute latitude à ses sections de s’inscrire à la manifestation du 5 décembre ou d’organiser des actions localement.

La cfe-cgc réaffirme son opposition au projet de réforme des retraites

A la suite de son comité directeur du 21 octobre, la CFE-CGC réaffirme unanimement son opposition au projet de réforme des retraites.

Sur le fond, l’ensemble de nos analyses convergent toujours davantage vers le constat d’une inutilité et surtout d’une dangerosité du nouveau système en termes de paupérisation, de perte de confiance et de cohésion au sein de la société.

La CFE-CGC réaffirme son désaccord profond sur cette volonté d’étatisation du système de retraite et la captation par l’Etat de l’argent des cotisants. Ce dernier point nous semble d’ailleurs être l’unique et véritable objectif de la réforme, le soi-disant idéal d’équité et de justice faisant office d’éléments de langage destiné à masquer la réalité sans hésiter à monter les populations les unes contre les autres.

Sur la forme, les concertations qui succèdent aux concertations pour tenir toujours moins compte de l’avis des organisations syndicales usent une confiance déjà largement érodée, sans compter les infléchissements ou coups de barre opportunistes qui interrogent sur la responsabilité d’un exécutif qui ne sera certainement plus aux manettes quand la réforme commencera à produire ses effets délétères.

La Confédération, même si elle ne s’associe pas au niveau national au mouvement du 5 décembre prochain, soutient ses fédérations qui s’y associeront, et continuera sans relâche à informer l’ensemble de ses adhérents sur la réalité de ce projet.

Contact presse CFE-CGC
Pierre Jan : 06 32 05 69 02 – pierre.jan@cfecgc.fr

Le 37e congrès de la CFE-CGC

Du 9 au 10 octobre, la CFE-CGC tient son 37e Congrès à Deauville, au Centre International. 

Née en 1944, la Confédération générale des cadres (CGC), devenue en 1981 la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), tient son 37e congrès confédéral les 9 et 10 octobre 2019. Trois ans après le Congrès de Lyon organisé à la Cité internationale, c’est aujourd’hui Deauville qui nous accueille au sein du Centre international (CID). Un lieu symbolique pour notre organisation, un an jour pour jour après la tenue, ici même en Normandie, d’une riche et passionnante Université d’automne CFE-CGC en présence de 300 de nos militants.

Traditionnel temps fort de notre organisation, ce Congrès 2019 rassemblera durant deux jours près d’un millier de militants et d’adhérents CFE-CGC en provenance de tous nos territoires et issus de toutes nos fédérations et syndicats affiliés. Ces congressistes ont à la fois l’honneur et la responsabilité d’élire, pour la prochaine mandature, une nouvelle équipe dirigeante à savoir un trio confédéral (président, secrétaire général et trésorier), une liste de secrétaires nationaux et une liste de délégués nationaux.

Enjeux électifs et temps de débats 

Outre les enjeux électifs qui « donneront le la » en termes de feuille de route et de positionnements stratégiques de la CFE-CGC, partenaire social incontournable, pour les trois prochaines années, le Congrès confédéral constitue aussi un formidable temps d’échanges, de débats et de rencontres entre toutes les composantes de l’organisation : élus, salariés confédéraux, adhérents, militants, fédérations et unions territoriales.

C’est également l’opportunité d’aller à la rencontre, via un espace dédié, de nos divers partenaires (grands acteurs de l’assurance, de la protection sociale, de la prévoyance, mutuelles santé…) avec qui la CFE-CGC a tissé des liens forts et durables, au service des salariés et des entreprises.

Rappelons que François Hommeril (58 ans), élu en 2016 à Lyon, est officiellement le seul candidat à sa succession pour un nouveau mandat. A ses côtés, Gérard Mardiné (60 ans ; fédération de la Métallurgie CFE-CGC et actuel secrétaire national confédéral en charge de l’Economie) et Jean-Philippe Tanghe (55 ans ; fédération CFE-CGC de la Banque) sont les candidats uniques aux postes respectifs de secrétaire général confédéral et de trésorier national.

« Au-delà des enjeux statutaires, le Congrès doit aussi être un temps fort de débats, résumait récemment François Hommeril, face à la presse. Avec trois grandes thématiques qui seront mises en avant cette année : ce que signifie aujourd’hui être membre de l’encadrement ; la qualité du travail et l’environnement de travail, et enfin l’impasse à laquelle nous mène la gestion par les coûts, qui génère de la souffrance dans le monde du travail. »

A lire aussi : 
Le dossier de presse (programme, candidats, biographies…) du 37e Congrès de la CFE-CGC
La plaquette Congrès 
La présentation de la CFE-CGC, le syndicat de l’encadrement 
– #JeVoteCFECGC : les militants CFE-CGC, ces héros du quotidien 

Bulletin confédéral Septembre 2019

N°69 du 24 septembre 2019

Au sommaire de ce numéro :

– En bref : 37e Congrès de la CFE-CGC, Action Climat, index de l’égalité femmes-hommes…
– Réforme des retraites : la CFE-CGC mobilisée pour la nouvelle phase de concertation 
– Valorisation de l’expérience syndicale : un défi majeur à relever
– Catherine Houlmann : “L’OIT est la fidèle garante des droits sociaux fondamentaux”
– Regards Emplois (assurance chômage, congé paternité, études Apec…)
– Regards Santé et Handicap 
– Dialogue social : chez Sagemcom, un accord de référence sur l’égalité professionnelle

Lire le bulletin ici 

Le bulletin confédéral, qu’est-ce que c’est ?

Vous informer et donner du sens avec une certaine hauteur de vue quant à une actualité sociétale, économique et législative toujours plus riche et complexe : tels sont les objectifs du Bulletin confédéral, la nouvelle lettre d’information bimensuelle de la CFE-CGC au service de toutes les forces vives de l’organisation : adhérents, militants, élus et structures.

Le Bulletin confédéral, c’est, en complément du site vitrine confédéral et de votre Newsletter hebdomadaire Le + Syndical, une nouvelle source d’information resserrée autour des thématiques essentielles d’aujourd’hui et de demain. Car ce que l’on attend de la CFE-CGC, ce n’est pas seulement lister de manière exhaustive tous les sujets de l’agenda social et syndical, mais aussi proposer des angles, un ton, un esprit et de la prospective pour vous aiguiller.

Doté d’une maquette aérée et colorée pour offrir la meilleure expérience de lecture, ce votre nouveau webzine (imprimable pour celles et ceux qui le souhaitent), avec ses exclusivités et ses rubriques singulières, se veut résolument ancré dans la modernité et à votre écoute.

La cohésion pour l’action

Autour de François Hommeril, président confédéral et de Simon-Pierre Policciardi secrétaire national  se sont réunis la Fédération UP2S (anciennement Fédération Santé Social) représentée par son président Xavier Deharo et par Eric Darzens conseiller technique et la Fédération des Services Publics représentée par son vice-président  Loïc Fanouillère et notre présidente Nadège Ducoudard.

L’objectif de cette rencontre était de poser les bases d’un travail commun sur les dossiers  de la santé. A l’issue de cette rencontre le président confédéral a pris la décision d’équilibrer la transmission des informations de manière uniforme entre les deux fédérations. Il s’est engagé à faire des points réguliers avec nous.

La Fédération des Services Publics a désigné Acteurs Santé comme son représentant.

Une belle marque de confiance pour notre syndicat. Un grand merci au vice-président de notre fédération et au secrétaire national pour l’appui et la confiance accordée.